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Le deuil de notre animal de compagnie

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souris65
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Le deuil de notre animal de compagnie

Message par souris65 » sam. 26 juil. 2014 09:07

La terre vient de s’écrouler : votre animal, et aussi votre ami, votre confident, le compagnon qui était toujours là pour vous vient de mourir.
Chien, chat, cheval, oiseau, hamster, furet, peu importe l’espèce, peu importe l’âge.

Tout ce qui compte est le vide immense qui vient d’entrer dans votre vie.

Ce vide atroce et éreintant, pourtant douloureux, peut apparaître comme la seule chose qu’il vous reste de votre compagnon, et peut-être n’avez-vous pas envie de vous en débarrasser, du moins pas pour l’instant. La seule pensée « d ‘aller mieux » peut même vous sembler irrespectueuse. Peut-être avez-vous le sentiment que vous êtes redevable à votre animal d’une période de chagrin, de peine. Se sentir mieux peut être synonyme de laisser partir et peut-être n’êtes-vous pas encore prêts.

Le chagrin est notre ultime expression d’amour, le dernier cadeau que nous ayons à offrir.

Comment tenir le coup, quelques façons vous sont présentées ci-après, chacun fera son deuil à sa manière :

Quand on se trouve face à cet immense vide intérieur, il est tentant de s’abandonner à son chagrin. Au même moment, certains instincts de survie vous poussent à faire quelque chose pour aller de l’avant. Mais quoi ? Le chagrin rend difficile le fait de penser, de planifier. Que pouvez-vous faire pour ne pas être submergé par ce vide ?

Mangez quelque chose. Vous n’avez peut-être pas faim, mais il est important de manger. Le chagrin brûle beaucoup d’énergie et vous avez besoin de carburant. Mangez ce qui vous fait plaisir, et même si c’est une grosse tranche de gâteau au chocolat, ce n’est pas le moment de penser au régime.
Si vous ne vous sentez pas le courage de manger un repas entier, grignotez. Mangez maintenant que vous le vouliez ou non.

Pleurez. Pleurez autant que vous voulez tant que vous en avez envie. Prenez une journée de congé. Si vous pouvez vous permettre de pleurer quand vous en avez besoin pendant une journée, cela rendra les choses beaucoup plus faciles pour affronter le jour suivant.

Trouvez-vous une occupation. Cela peut sembler banal mais se concentrer sur une tâche peut aider. Trouver un projet à réaliser, une tâche à accomplir, aide à se concentrer sur le monde (et le « vous ») qui existe en dehors de ce vide. Ce n’est pas une distraction et ça ne va pas faire disparaître votre chagrin. Cela vous aide simplement à adapter votre perception des choses et à reconnaître que bien que le chagrin fait partie de votre vie, il n’englobe pas la totalité de votre vie.

Faites le compte des bons côtés de votre vie. Quand on perd quelqu’un que l’on aime, c’est difficile de se concentrer sur quelque chose de positif. Même en de si pénibles circonstances, le côté positif est que votre animal n’était pas la seule bonne chose de votre vie. Rappelez-vous les bonnes choses qu’il vous reste en faisant délibérément l’inventaire des bonnes choses qui vous entourent ; comme votre famille, vos autres animaux, vos amis, vos intérêts. Revoyez ces choses mentalement ou écrivez-les. A nouveau, ceci ne comble pas le vide – mais vous rappelle que derrière ce vide il y a un monde et que vous en faites partie.

Pensez à des choses qui n’impliquent pas votre animal. Il peut vous sembler que la perte de votre animal touche tous les aspects de votre vie mais en réalité elle n’a pas tout changé.
Pensez aux choses inchangées : les choses que vous faisiez et aimiez faire sans votre animal. « Ça ne m’empêche pas de lire un bon livre. Ça ne m’empêche pas de créer de belles choses. Ça ne m’empêche pas de profiter d’une belle ballade à la campagne ou sur la plage. » Concentrez-vous sur ces choses que votre animal n’avait pas « touchées » quand il était vivant, cela vous permettra de vous rendre compte des choses qui n’ont pas été réellement « touchées » par sa mort.

Caressez quelque chose en fourrure. Si vous avez un autre animal, consacrez-lui plus de temps en câlins, même si une partie de vous même pense que ce n’est pas cet animal que vous voulez caresser. Lui aussi a un pelage, il est chaud, et il se peut qu’il soit désorienté et inquiet en ce moment. Si vous n’avez pas un autre animal, envisagez de caresser une peluche. Malgré la présence de votre conjoint, vos enfants, ce dont vous avez besoin est de caresser le pelage d’un animal. Pelotonnez-vous dans votre lit avec une peluche et un coussin chauffant. C’est beaucoup mieux que d’être allongé dans le noir en souhaitant avoir un pelage à caresser.

Évitez les décisions irrévocables. Ne prenez aucunes décisions sur lesquelles vous ne puissiez revenir. Par exemple si vous ne supportez pas la vue des jouets de votre compagnon, ne les jetez pas, éloignez les simplement de votre vue. Dans une semaine ou un mois peut-être aurez-vous envie de les avoir à nouveau, afin de les mettre dans un mémorial et vous regretterez alors les décisions hâtives que l’on ne peut reconsidérer. De même, ne vous précipitez pas pour acquérir un nouveau compagnon, avant d’avoir eu le temps de réfléchir.

Remplacer les images négatives. Les derniers moments de vie de votre animal constituent peut-être une image forte que vous en ayez été témoin ou pas. Même si cette image submerge les bons souvenirs, essayez de la remplacer par des choses plus agréables. Si vous croyez par exemple que les animaux ont une vie après la mort, essayez de remplacer l’image des « derniers » instants de votre compagnon, par celle des moments « suivants » sa mort. Le moment où il arrive, indemne et en bonne santé de l’autre côté. Que se passe-t-il ? Qui l’accueille ? Qu’est-ce qu’il fait ? Emplissez votre esprit de ce moment.
Si vous ne croyez pas à une vie après la mort, concentrez-vous sur toutes les choses que vous avez faites pour votre animal, et qui lui ont permis d’avoir une vie merveilleuse.

Soyez honnête avec vous-même. Vous avez été blessé et vous souffrez. Vous n’êtes pas faible, fou ou trop sentimental pour ressentir ces émotions. Même si vous devez présenter « un visage serein » au reste du monde, n’essayez pas de vous berner en pensant que vous n’avez pas autant de peine. Si vous vous coupiez la main, vous mettre en colère contre vous parce que vous saignez, ne vous aiderait pas et perdre votre animal est un peu comme perdre une partie de vous-même. Vous souffrirez et la guérison sera longue.

Il est normal d’avoir du chagrin. Mais c’est aussi attrayant. C’est très tentant de le laisser « prendre le dessus. » Avant toute chose, réfléchissez à la façon dont vous vous sentez aujourd’hui et demandez-vous si vous avez envie de vous sentir pareillement dans 6 mois ou un an. Remarquez que je ne vous demande pas de décider comment vous voulez vous sentir aujourd’hui. Aujourd’hui il est possible que vous n’ayez pas grand choix, pas plus que si vous pouviez choisir de ne pas souffrir en étant blessé physiquement. Dans ce cas, votre décision sur la façon de gérer votre blessure, serait cruciale sur la façon de déterminer si d’ici un an vous seriez guéri ou estropié.

Ouvrages conseillés :
“Coping with Sorrow on the Loss of Your Pet” de Moira Anderson Allen
“Sammy in the sky” de Barbara Walsh
Nier la soufrance de l'animal entraine vite à devenir indifférent
à celle de l'humain.


Pour protéger, il faut aimer. Pour aimer, il faut connaître.
"Sans les animaux le monde ne serait pas humain" Kl. Matignon


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